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La pétanque

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«Il nous reste la fierté d’avoir inventé ce jeu pacifique, qui, en faisant le tour du monde, travaille modestement, mais sûrement, pour le rapprochement des peuples, c’est à dire pour la Paix.»
Marcel Pagnol

Une sorte de jeu de boules d’origine méridionale, la pétanque n’est apparue qu’au début du XXe siècle. La fédération française de pétanque compte pourtant quelque 500 000 licenciés (dont 40 000 femmes) dans toutes les régions de France, et dans les départements d’outre-mer. Aujourd’hui, ce sport est pratiqué un peu partout dans le monde, mais son goût marseillais, qui évoque le soleil, l’émotion et le pastis1, est inévitable.

HISTOIRE

La pétanque est d’invention relativement récente. Mais il faut remonter à l’antiquité pour retrouver les toutes premières traces. Ainsi des boules ont été découvertes en Égypte dans un sarcophage d’enfant de 5 200 avant JC. Sous Alexandre le Grand2 les Grecs pratiquaient le lancement des galets ronds dans les palestres3. En France, ce sont les Romains qui ont introduit le jeu de boules lors de la conquête de la Gaule, notamment à Massalia (Marseille) vers 600 avant JC. Ce jeu s’est répandu sur tout le territoire et, au Moyen-Age, il est devenu très populaire avec l’apparition d’une nouvelle terminologie : les bouleurs boulaient dans les bouleries ! L’engouement4 était tel que les autorités interdisaient la pratique de ce jeu plusieurs fois. Au XIVe siècle, les rois Charles IV le Bel et Charles V le Sage ont défendu les boules aux hommes d’armes qui passaient plus de temps à jouer qu’à s’entraîner.

Malgré d’autres interdictions, notamment par le Parlement en 1629 sous la pression des fabricants de paumes5, inquiétés par la concurrence des boules, par le synode de Paris en 1697 pour les ecclésiastiques, et par le préfet de Marseille en 1870 pour les gardes nationaux la progression était irrésistible.

La diversité des règles locales a donné naissance à plusieurs manière de jouer aux boules. Dans le Midi le jeu de boules, dénommé le jeu provençal, a conquis tous les villages et pris rang de compétition sportive dès la fin de XIXe siècle. D’après la légende, la pétanque est née en 1907 à la Ciotat6. Pour faire participer un ami atteint7 d’arthrite, les joueurs se sont mis d’accord qu’il joue assis sur une chaise dans un rond de 50 cm, de l’intérieur duquel les autres devaient lancer restant les pieds immobiles. En provençal «les pieds immobiles» veut dire «pieds tanqués», d’où le mot pétanque.

JEU

La pétanque se pratique sur tous les terrains. On joue dans les arrière-cours8 de bars, à la campagne, dans les jardins et sur les places. En championnat, les dimensions minimales du terrain sont de 15 m x 4 m.

En général, on joue à la pétanque en triplette (équipes de trois joueurs) disposant de deux boules chacun, à la doublette (équipe de deux) ou en tête-à-tête, chaque joueur dispose alors de trois boules.

Les boules doivent être en acier et avoir le diamètre de 7,05 à 8 cm, et peser de 650 à 800 g. Le label du fabriquant et le poids y sont gravés, parfois le nom du joueur. Le «cochonnet» (le petit boule qui sert de but) est en bois d’un diamètre de 2,5 à 3,5 cm.

Une partie est composée de plusieurs «mènes», et elle se joue en treize points. Une mène commence au lancer9 du but et dure jusqu’à la dernière boule en jeu.

Au cours du jeu les participants «pointent» (essayent de placer ses boules de façon que celle-ci s’arrête à proximité du but), ou ils «tirent» (essayent de frapper une boule adverse). L’équipe dont les boules sont plus proche du but à la fin d’une mène gagne un point.

Il y a beaucoup de manières de lancer, mais il ne faut pas oublier que tout joueur dispose d’une durée maximale d’une minute pour lancer sa boule.

Pendant cette minute les spectateurs et les joueurs doivent observer le plus grand silence. Les adversaires ne doivent ni marcher ni gesticuler ni rien faire qui puisse10 déranger le joueur.

Souvent fort animées, colorées d’exclamations, les parties qui parfois n’en finissent plus11 et offrent un spectacle agréable.

1 pastis (m) [pastis] — анисовый ликер
2 Alexandre le Grand — Александр Македонский
3 palestre (f) — палестра (гимнастический зал в Древней Греции)
4 engouement (m) — пристрастие
5 paume (f) — старинная игра в мяч (через сетку)
6 la Ciotat — город недалеко от Марселя
7 atteint — (здесь) больной
8 arrière-cour (m) — задний двор
9 lancer (m) — бросок, метание
10 qui puisse… — что могло бы
11 qui n’en finissent plus — бесконечно долгие

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