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La Marquise de Pompadour

La Marquise de Pompadour

La Marquise de Pompadour

«Les Romains commandent le monde, les femmes commandent les Romains.» Catone

L’Histoire est une grande dame gouvernée par des hommes. On ne dit jamais «reine de la France» : il n’y a que des rois. Pourtant dans la galerie des personnages historiques français on y trouve certains noms des femmes illustres, proches du trône, tels que Catherine de Médicis, Anne d’Autriche, et enfin, à part, la Marquise de Pompadour : reine sans couronne, favorite du roi, maîtresse en titre et protectrice des Arts et des Lettres.

En 1744, pendant un bal masqué1 royal, Louis XV rencontre une belle dame de 23 ans, épouse du seigneur Charles Le Normand d’Etiolles, née2 Jeanne Antoinette Poisson. Un an après, la Lenormand-Poisson reçoit le titre de Marquise de Pompadour et devient Dame d’Honneur de la Reine. Elle obtient un chèque annuel de 240 mille livres3 et occupe l’appartement en dessous de celui du Roi, dans le Palais de Versailles.

Louis XV, souverain faible, indécis et craintif, n’a aucun talent de gouverneur4 ; la France s’absorbe5 dans un pénible crépuscule politique. La favorite joue un rôle prépondérant6 dans ce qui est appelé à devenir le siècle des Lumières7 en se consacrant à la France pendant les 20 ans qu’elle passe à la Cour.

La Marquise de Pompadour «Son visage était en parfaite union avec sa personne, d’un ovale parfait, avec de beaux cheveux plutôt châtains que blonds; des yeux très grands ornés de beaux sourcils de même couleur ; le nez parfaitement formé, la bouche gracieuse, les dents superbes et le sourire le plus délicieux ; la plus belle peau du monde donnait à tous ses traits la plus grande splendeur. Ses yeux avaient un charme spécial qui venait peut-être de l’incertitude de leur couleur ; ils n’avaient pas la vive splendeur des yeux noirs, la langueur tendre des yeux bleus, la finesse spéciale des yeux gris ; leur couleur indéterminée paraissait les rendre appropriés à tous genres de séduction et à exprimer successivement toutes les impressions d’une âme très mobile.»
(Lorenzo Crivellin)

Madame de Pompadour personnifie8 l’union merveilleuse de beauté raffinée9 et d’esprit gracieux. C’est une créature élégante et harmonieuse, son visage jeune et attirant est empreint de10 noblesse.

La Pompadour incarne ce phénomène de l’influence féminine. Elle partage avec le Roi le souci des affaires, nomme les généraux, reçoit les ambassadeurs, maintient la correspondance avec les Cours étrangères. Elle s’intéresse à la diplomatie, à la politique, à la stratégie militaire.

Mais elle est aussi le bouc émissaire11 pour des situations ratées12, dont la responsabilité incombe13 en fait à tous. Elle est incriminée14 pour les conditions humiliantes15 de la difficile paix de Paris qui sort la France de la Guerre de Sept ans16, et les échecs de la Marine française incapable de rivaliser avec celle des Anglais.

Madame de Pompadour ne réussit pas non plus à séduire le peuple français. On la surnomme Reinette, Ministre en jupe, Pompon, Pomponette. On compose des «Poissonades» : libelles17 injurieux, satires et chansons. Elle hait la vulgarité et la bassesse des nombreux pamphlétaires, poussés par ses implacables ennemis, qui l’insultent18 avec calomnies et mensonges.

La situation s’aggrave pendant l’hiver 1750-1751, quand le Roi n’éprouve plus de sentiments envers elle. Elle n’est plus qu’une maîtresse nominale, une amie nécessaire, sa confidente19. Elle ne quitte pas la Cour et continue à surveiller la vie du Souverain, supporte ses affections vers d’autres femmes.

Heureusement ce n’est pas seulement la politique qui intéresse la Marquise. Toute jeune, elle joue du luth et du clavecin, chante et danse. Elle a l’expérience de jouer des rôles dans des pièces des auteurs de son temps : Voltaire, Rousseau, etc. Pleine d’esprit, avec un goût exceptionnel, Jeanne Antoinette aime s’entourer des artistes les plus fameux. Avant d’être connue à la Cour, elle fréquente les artistes et les lettrés20 dans les salons parisiens. Ensuite, Madame de Pompadour fait la connaissance de D’Alembert, Helvétius, Buffon, Voltaire, Marmontel et Crébillon. Elle prend parti21 pour la publication de l’Encyclopédie de Diderot et D’Alembert. Elle soutient et protège Soufflot, Gabriel et Cochin, notamment en leur dispensant des pensions22. Elle a le mérite de promouvoir les Arts et les Lettres de son siècle. Ses capacités innées, accompagnées d’une imagination fantastique amusent le Roi. Elle se donne la peine23 de rester l’animatrice de ses plaisirs même après avoir perdu son statut de maîtresse.

On lui reproche d’énormes dépenses pour les objets d’Art qu’elle collectionne et qu’elle utilise pour créer l’intérieur de ses nombreuses propriétés. En 1746, elle acquiert le château de Crécy. Le château de La Celle Saint-Cloud et la propriété en Fontainebleau lui succèdent.

Le palais d’Evreux

Le palais d’Evreux

En 1748, elle commence à construire le château de Bellevue à Meudon. Pour Noël 1753, elle s’offre le palais d’Evreux (actuellement Palais de l’Elysée24). En 1757, sa position à la Cour est en danger. Elle est forcée de vendre son marquisat et ses meilleurs châteaux. Elle compense ses pertes par l’acquisition des châteaux de Ménars et d’Auvillers.

Morte de la tuberculose à l’âge de 43 ans, Marquise de Pompadour est restée dans l’histoire de France. Elle n’était pas la Reine. Elle n’a pas su gouverner l’Etat malgré tous ses efforts. Elle a voulu bénéficier d’une renommée de protectrice des Arts et des Lettres aux yeux de la postérité25.

Mais il y a un autre phénomène historique incontestable. Le nom de Mme de Pompadour est utilisé encore aujourd’hui pour définir une immense série de produits. Du champagne à la lingerie, de la cheminée à la fleur.

Certains objets sont devenus à la mode grâce à la marquise de Pompadour. Les vêtements, les chaussures, les coiffures, les accessoires de costumes, les éventails, les mouches, les parfums de cette arbitre des élégances excitaient la jalousie des courtisanes26. Son goût exceptionnel et son art du décor ont fait apparaître de nouvelles coutumes. De la Compagnie des Indes Orientales27, elle avait reçu en cadeau des poissons rouges : «des poissons à Poisson». A partir de ce moment on met des bocaux de verre ou de porcelaine contenant des poissons rouges pour décorer son habitation.

Le château de Ménars

Le château de Ménars

Parfois même on emprunte le nom de la fameuse Marquise pour nommer les phénomènes extraordinaires. C’est le cas de la coiffure «à la Pompadour» que portaient les hommes des années 50 et 70 du XXe siècle (Elvis Presley et John Travolta !). Ils n’ont rien de commun avec l’ancienne favorite, sauf le nom.

Le véritable bonheur de la Femme est de rendre son nom immortel grâce aux délices les plus voluptueux. C’est bien le cas de l’honorable Marquise de Pompadour.

«Même les femmes peuvent avoir raison et donner de bons conseils…», mais «La politique n’est pas chose pour les belles femmes…»
Madame de Pompadour

Résumette
Reine sans couronne, ministre en jupe, favorite du roi, maîtresse en titre, propriétaire des dizaines de châteaux, protectrice des Arts et des Lettres, arbitre des élégances, créatrice du style Louis XV — c’est la Marquise de Pompadour (1721-1764). adorée des uns et détestée des autres, mais toujours très belle et intelligente, elle a passé 20 ans à la Cour, sauvé la France de la stagnation et favorisé à l’épanouissement du Siècle des Lumières.

 

Pour les débutants
La favorite du Roi Louis XV Madame de Pompadour était une femme belle et intelligente. Elle s’occupait de la politique, de la stratégie militaire, de la culture et des arts. Bref, c’était elle et non le roi qui s’occupait de la France. Le peuple français ne l’aimait pas, parce que la Marquise était riche ; elle avait beaucoup de châteaux et beaucoup d’argent qu’elle donnait aux artistes et aux littéraires de son siècle.

1 bal (m) masqué — маскарад
2 née — (зд.) урождённая
3 livre (f) — ливр, денежная единица Франции, существовавшая с IX в. до введения франка в 1795 г.
4 gouverneur (m) — правитель
5 s’absorber — погрузиться
6 prépondérant — решающий
7 siècle (m) des Lumières — эпоха Просвещения, культурно-мировоззренческое движение в западной Европе XVIII века
8 personnifier — олицетворять, воплощать
9 raffiné — утончённый, изысканный
10 être empreint de — нести отпечаток чего-л
11 bouc (m) émissaire — козёл отпущения
12 raté — неудачный
13 incomber à — возлагаться на кого-л
14 être incriminé pour — обвиняться в чём-л
15 humiliant — унизительный, оскорбительный
16 la Guerre de Sept ans — Семилетняя война (1756-1763), война коалиции Австрии, России, Франции, Саксонии, Швеции и Испании против Пруссии и Великобритании
17 libelle (f) — пасквиль
18 insulter — наносить оскорбление
19 confident(e) (m, f) — доверенное лицо
20 lettré (m) — образованный, просвещённый человек
21 prendre parti pour — поддержать, выступить в пользу чего-л
22 dispenser une pension — выделить денежное содержание
23 se donner la peine de — стараться, предпринимать усилия
24 le Palais de l’Elysée — Елисейский Дворец в Париже, резиденция Президента Франции
25 aux yeux de la postérité — в глазах потомков
26 courtisane (m, f) — придворный
27 La Compagnie des Indes Orientales — Ост-Индская компания — французская торговая компания, основанная в 1664 г. министром финансов Ж.-Б. Кольбером

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